—Nous pouvions nous en entretenir, grognai-je, sans que ce fût à table.
—Ne sois pas méchant, mon Mien.
—Je ne veux pas être un pique-assiette.
—Tu es stupide. Tu prends tout au tragique. Mon mari et mon beau-frère n’ont un peu de liberté que pendant les repas. Il est donc naturel...
—Pardon, dis-je, ton beau-frère est libre aussi en dehors des repas. Lorsque je vous ai vus...
—Tu vas recommencer?
—Non, Mienne, je me tais, je suis stupide.
—Et tu viendras?
—Je viendrai.
—Alors tu n’es plus stupide, mon Mien, et je t’aime, et je me sauve.