—Je lui offre, je lui offre, pardon! Je lui paye la forme.

—Je lui payerai le ruban, dit le père Trébuc. C’est après-demain son anniversaire, tu sais.

—Je le sais. Faut pas lui dire.

—Oh! elle est pas plus bête que toi, sauf respect, va, la Maman. Et tu peux être sûre qu’elle s’attend à une surprise.

—Tiens! pour ses vingt ans! A sa place, je serais comme elle.

—Tu l’as entendue, avec son air de ne pas en avoir? «Maman, je vais voir mon petit galurin.» Laisse-moi rire, la Maman! Si nous ne comprenons pas qu’elle a envie de ce petit galurin pour son anniversaire, nous ne comprenons plus rien à rien.

Et le père Trébuc souriait, content de l’astuce de sa fille, content de son astuce à lui, content de tout. La journée se terminait mieux qu’il ne l’eût espéré: la femme de ménage de monsieur Daix, en descendant tout à l’heure aux commissions, avait donné des nouvelles, qui n’étaient pas mauvaises.

Le père Trébuc pensait seulement:

—Si Monsieur Daix la demandait en mariage pour son anniversaire, c’est ça qui serait une belle surprise!

Il allait vite dans ses désirs, le père Trébuc, à ses moments d’optimisme.