Mais le camarade Pigace poussait Panouille dans la voiture.

— En route ! ordonna-t-il au chauffeur.

La rue était déserte.

X

Comme si Panouille ne fût pas sorti de prison le jour même, les organisateurs du métigne de la salle Wagram n’avaient fait aucun changement au programme de la manifestation. Ils n’en avaient du moins annoncé aucun.

Au milieu de l’estrade réservée aux orateurs, on avait laissé un fauteuil vide :

— Le fauteuil du camarade Panouille, déclara le président de séance, sous la présidence d’honneur de qui nous plaçons la manifestation d’aujourd’hui en hommage fraternel à celui qui souffre dans les prisons du capitalisme criminel pour la libération du prolétariat ouvrier et paysan.

Et une clameur avait approuvé le président.

— Vive Panouille !

— A bas la guerre !