Il avait été l’amant d’une des femmes les plus célèbres du parti révolutionnaire. Il ne l’était plus.
— Et après ?
Que ferait-il le lendemain ?
Il songea, délivré de Zaza qui en riait, à son camarade Rechin, ouvrier de Paris, et au maréchal des logis Faituel. Celui-ci ou celui-là, celui-là surtout, eût été, dans la circonstance, de bon conseil. Mais où et comment les atteindre ?
— Faut une solution. Alors ?
Panouille pensa qu’une visite aux chefs du parti s’imposait. Ne lui avait-on pas promis aide, protection, fraternité, revanche et triomphe ? Son avocat, le Camarade Maître Pigace le jurait sur tous les tons, quand Panouille espérait l’amnistie.
— Alors, faut pas s’en faire.
Zaza n’était qu’une grognasse après tout ; le garçon de café qui ne connaissait point Panouille, un veau ; et l’hôtelier qui avait expulsé Panouille de son hôtel, un sale bourgeois que la peur des reprises imminentes exaspérait. Pour le reste…
— Faut pas s’en faire.
Et Panouille finit par s’endormir, persuadé que le lendemain lui rendrait sa joie.