— Je la connais pas.
— Alors ?
— Je sais pas, répéta Panouille.
Il était penaud, le pauvre Panouille. Quel réveil, après ces songes merveilleux des derniers mois de sa prison !
— Comprends-tu ?
— Je comprends.
Il comprenait.
Comment avait-il pu s’imaginer qu’il fût capable de devenir un député, ainsi que ce Me Pigace qui avait été si bon pour lui ! Panouille cherchait dans sa tête une phrase qui forçât Maître Pigace à lui pardonner son insolence. Mais l’avocat ne lui en laissa pas le loisir.
— Mon cher Panouille, dit-il, tu es un brave type. Tu ne redoutais pas le travail, autrefois. Il faut t’y remettre. Tu te feras aimer et estimer partout. Un gars comme toi…
Il se tut soudain : Panouille, sans bruit, pleurait.