Mais on sait comment le maréchal de logis de semaine, en assignant à Panouille la garde d’écurie du dimanche suivant, avait dangereusement détruit le projet de Panouille. Et l’on sait le reste, à cause de cette brusque réponse que Panouille jeta dans la chambre, devant le lieutenant Calorgne, à Rechin, son voisin de lit.

VIII

Arrivé au troisième étage du bâtiment B, Rechin, sans souffler, enfila rapidement le couloir de gauche et, à la septième porte, frappa trois coups, en détachant le dernier par un léger temps d’arrêt.

La porte s’ouvrit. Rapidement, Rechin entra dans une petite chambre qui avait pour meuble une table placée devant la fenêtre, deux façons d’armoires fixées au mur de chaque côté de la table, deux chaises et deux lits, pareils à ceux des chambres d’hommes, allongés contre le mur de chaque côté de la porte. La porte se referma, découvrant le maréchal des logis Faituel, qui s’était effacé derrière le battant pour laisser entrer le canonnier Rechin.

— C’est toi ? fit simplement le maréchal des logis. Je t’avais recommandé de ne plus venir. Faut se méfier, et vaut mieux qu’on se retrouve à ma carrée en ville.

— Oui, mais il y a urgence.

— Tu as du nouveau ?

— Et du bon !

Rechin se frottait les mains en clignant de l’œil, d’un air mystérieux et satisfait.

— Alors dépêche-toi, j’ai à me raser.