— Oh ! tu peux te raser. Je te conterai l’histoire pendant.

— Doucement donc ! Ne crie pas comme ça : le fourrier est dans sa chambre, à côté.

Le maréchal des logis Faituel, sans vareuse, les manches de sa chemise à carreaux relevées au-dessus du coude et le col déboutonné, avait la joue droite toute blanche de mousse de savon. Il se ficha devant le minuscule miroir à trois faces qui était accroché à son armoire, et continua de se savonner le visage.

— Vas-y, dit-il. Je t’écoute.

Rechin se planta près de lui.

— Je t’apporte de quoi faire un article de première.

Et il conta son histoire.

C’était celle du canonnier Panouille, mais arrangée par Rechin, et quelque peu augmentée.

— Quel nom que tu dis ?

— Panouille.