— Oui, je vous dis que ça va. Et que ça suffise, hein !
Il était devant Panouille, les mains dans les poches, fier de son autorité et redoutant de la perdre.
Panouille aurait peut-être répondu. Par malheur, ce que craignait le brigadier se produisit : le lieutenant Calorgne revenait sur ses pas. Il avait entendu les dernières paroles du brigadier. Il s’arrêta.
Panouille, confus et ulcéré, n’eut pas le temps de se ressaisir. Sans comprendre ce qu’il disait, il répéta machinalement son juron.
— Insulte à un supérieur ! exclama le lieutenant. Votre affaire est claire, mon ami.
Panouille ne dit plus rien. Ses lèvres remuèrent. Il serrait les poings.
— Misère ! murmura dans un souffle Rechin, derrière lui.
Alors, poings dressés, Panouille s’élança.
— En prison ! cria le lieutenant qui brandit sa cravache.
Mais deux hommes déjà tenaient Panouille.