Mais Panouille était libéré.
Panouille accueillit sans enthousiasme la nouvelle. Maître Pigace, héraut joyeux, était accouru, les bras chargés de l’un de ses vieux complets, d’un vieux pardessus, et d’un vieux chapeau de feutre qui fut trop grand pour Panouille, mais qu’on ajusta en glissant une bande de papier plié sous le cuir intérieur.
En réalité, Panouille n’éprouva pas une joie sans ombre. Venue l’heure qu’il avait tant souhaitée, il ne se sentait pas prêt. Toutes les résolutions lentement machinées lui remontaient en même temps à la tête. Il craignit de décevoir ceux qui allaient le fêter.
— Est-ce qu’il y a beaucoup de monde, dehors ? demanda-t-il.
— Mais non, répondit Maître Pigace. Dépêche-toi de t’habiller.
Maître Pigace avait-il seulement écouté la question ?
Panouille, docile, enfila le vieux pantalon de son avocat.
— Et Cachin ? demanda-t-il.
— T’occupe pas de Cachin, répliqua Maître Pigace. Tu boutonnes ton pantalon tout de travers.