Note 119:[ (retour) ] Les vaisseaux doublés en cuivre étaient très-rares à cette époque; ils avaient une marche plus rapide.
Note 120:[ (retour) ] M. Blanchard, qui partit le 2 mai 1780 de Brest sur le Conquérant, donne ainsi la composition de l'équipage de ce vaisseau. La Grandière, capitaine, Cherfontaine, capitaine commandant en 2e; Dupuy, 1'er lieutenant; Blessing, id. (Suédois). Enseignes: La Jonquières, Kergis, Maccarthy, Duparc de Bellegarde, Buissy. Gardes-marines: Lyvet, Leyrits, Lourmel. Officiers auxiliaires: Cordier, Deshayes, Marassin, Guzence. Le fils de M. de la Grandière était aussi à bord, mais il n'était pas encore garde-marine. Officiers d'infanterie en détachement sur le vaisseau, tirés du régiment de la Sarre: Laubanis, capitaine, Lamothe, lieutenant, Loyas, sous-lieutenant.
Passagers: le baron de Vioménil, maréchal de camp, comte de Custine, brigadier colonel du régiment de Saintonge; la compagnie de grenadiers dudit régiment dont les officiers étaient: de Vouves, cap.; de James, cap. en 2e; Champetier, lieutenant, Josselin, lieutenant en second; Denis, sous-lieutenant; Fanit, 2e sous-lieutenant. Ménonville, lieut.-col. attaché à l'état-major, de Chabannes et de Pangé, aides de camp de M. de Vioménil; Brizon, officier de cavalerie, faisant fonctions de secrétaire auprès du général. En outre, un chirurgien et un aumônier dont Blanchard ne dit pas les noms. Il y avait à bord, en tout, 960 personnes et pour six mois de vivres.
Une partie du régiment du Bourbonnais (350 hommes environ) était embarquée sur la gabarre l'Isle-de-France, qui portait aussi le chevalier de Coriolis, beau-frère de Blanchard.
Note 121:[ (retour) ] Il y avait sur la Provence: MM. de Lauzun, Robert Dillon, le chev. d'Arrot et une partie de la Légion.—Lauzun dit dans ses Mémoires que le capitaine était, à ce qu'il croit, M. Champaurcin.
Note 122:[ (retour) ] Sur l'Eveillé prirent place MM. de Deux-Ponts et une partie de leur régiment. (Mes Campagnes en Amérique.)
Note 123:[ (retour) ] Ce vaisseau eut pour passagers, entre autres: MM. Dumas, Charles de Lameth, comte de Fersen et le comte de Charlus, qui étaient tous attachés à l'état-major de M. de Rochambeau. (Souvenirs de M. Dumas.)
Note 124:[ (retour) ] Le 5 mai, la Bellone rentra au port et ne rejoignit pas l'expédition. (Dumas.)
Note 125:[ (retour) ] Parmi les bâtiments de transport étaient: la Vénus, la comtesse de Noailles, la Loire, le Lutin, l'Ecureuil, le Baron d'Arras, etc. (Blanchard.)
Le manque de bâtiments de transport fut cause que les régiments de Neustrie et d'Anhalt ne purent partir. M. de Rochambeau dut de même laisser à Brest une partie du régiment de Soissonnais. Deux bataillons seulement s'embarquèrent le 4 avril sous les ordres du comte de Sainte-Mesme. Les deux tiers de la légion de Lauzun purent seuls trouver place sur les vaisseaux, et 400 hommes de cette légion durent rester à Brest. Ils devaient faire partie du second convoi. Ils furent plus tard envoyés au Sénégal, au grand déplaisir du duc qui en était colonel-propriétaire. On ne put également embarquer qu'une partie du matériel de l'artillerie avec un détachement de cette arme, sous les ordres du colonel d'Aboville, et qu'un bataillon du génie, sous les ordres de M. Desandroins.
XI
Dès le 12 avril tout était prêt pour mettre à la voile, et le 15, les vents étant au nord, tout le convoi mouilla dans la rade de Bertheaume. Le lendemain, au moment où la flotte levait l'ancre, les vents tournèrent à l'ouest et le convoi reçut ordre de rentrer. Jusqu'au 1er mai, les vents furent variables, mais généralement dirigés de l'ouest. Ils étaient favorables au départ de l'escadre de l'amiral Graves, forte de onze vaisseaux, en rade de Plymouth, tandis qu'ils s'opposaient au départ des troupes françaises. Enfin le 2 mai, à quatre heures du matin, M. de Ternay profita habilement d'un bon vent de nord-est pour faire appareiller. Il prit la tête de l'escadre avec le Duc de Bourgogne, le Neptune et le Jazon. Après avoir passé le goulet et pris le large, l'escadre et le convoi firent route vers le sud, traversèrent heureusement le passage du Raz, et, s'étant ralliés, se mirent en ordre de marche.