De toute sa nonchalante longueur il se serait étendu,

Les yeux sur le ruisseau qui bouillonne auprès. »

[43] En français, dans le texte.

[44] William Burke et William Hare, tous deux irlandais vivant à Édimbourg, attiraient les passants, étrangers, mendiants, idiots et autres pauvres créatures, les enivraient au fond de leurs repaires, principalement dans le logement de Burke, près de West Port, puis les étouffaient ou les étranglaient, vendaient ensuite les corps comme sujets anatomiques. Plus de seize victimes avaient disparu avant qu’on arrêtât ce petit trafic. Condamné pour l’un de ces assassinats, Burke fut pendu en janvier 1829, mais son complice Hare réussit à s’enfuir. On ignora toujours ce qu’il était devenu. A Édimbourg, on employa longtemps, pour dire suffoquer, le verbe nouveau To Burk, et l’on désignait, dans une ville du nord de l’Écosse, une salle de conférences anatomiques par le nom de : the « Burkinghouse ». (M)

[45] Geschichte der Assassinen, par Von Hammer, publiée en 1818.

[46] « Page mille quatre cent trente et une » exactement, bon lecteur ; ce n’est pas du tout une plaisanterie. (Note de De Quincey.)

[47] L’épigramme, qui a été conservée par Planude sous sa forme grecque, est attribuée ici par Saumaise au poète satirique latin, Caïus Lucilius, né en 148 avant J.-C., mort vers l’an 103. On ne la trouve pas, cependant, dans les fragments conservés de Lucilius, et la forme grecque de l’épigramme est anonyme. (Note de De Quincey.)

[48] En français, dans le texte.

[49] En français, dans le texte.

[50] L’écrit de Swift, auquel il est fait allusion, a été publié en 1729 et porte le titre : Modeste Proposition pour empêcher les Enfants des Pauvres Gens d’Irlande d’être un Fardeau à leurs Parents ou à leur Pays, et pour les rendre utiles au Public. — Une citation fera goûter l’ironie de Swift : « Un américain très instruit, de ma connaissance, m’a assuré, à Londres, qu’un petit enfant en bonne santé, bien engraissé, est, à un an, un mets tout-à-fait délicieux, nourrissant et sain, qu’il soit étuvé, rôti, cuit au four ou bouilli ; et je ne mets pas en doute qu’il serait aussi parfait en fricassée ou en ragoût. C’est pourquoi je porte humblement à la considération du public que sur les cent vingt mille enfants comptés (comme nés chaque année en Irlande) on en pourrait réserver pour la reproduction vingt mille, dont un quart seulement de mâles, et c’est plus qu’on ne laisse de moutons, de gros bétail ou de cochons,… les cent mille restant pourraient, à un an, être offerts en vente aux personnes de qualité ou de fortune, par tout le royaume, après qu’on ait prévenu la mère de leur donner à téter en abondance durant le dernier mois, de façon à les rendre dodus et convenables pour une bonne table. Un enfant fera deux plats à une table d’amis ; quand une famille est seule à table, un quartier d’avant ou postérieur fera un plat raisonnable ; assaisonné d’un peu de poivre et de sel, il sera très bon, bouilli, le quatrième jour, surtout en hiver. »