[51] Le 24 février 1809.

[52] Le quarter, mesure de capacité, vaut 290 litres et 781 millièmes.

[53] De Quincey ne donne pas exactement la date des assassinats qu’il regarde comme des modèles. Ils ont été commis, en réalité, au mois de décembre 1811. (M)

[54] Je ne suis pas certain que Southey, à cette époque, remplît sa fonction d’éditeur de l’« Edimburgh Annual Register ». S’il la remplissait, sans doute on trouvera dans la section : de la famille, de cette chronique, une relation excellente de l’affaire. (Note de De Quincey.)

[55] En français, dans le texte.

[56] Un artiste me dit, cette année même, 1812, qu’ayant vu par hasard un régiment de natifs du Devonshire (volontaires ou milices), fort de neuf cents hommes, qui marchait en dépassant un point où il s’était posté, il n’avait pas noté une douzaine d’hommes que la langue vulgaire n’eût pas désignés comme étant « de bonne mine ». (Note de De Quincey.)

[57] Je ne me rappelle pas chronologiquement l’histoire de l’éclairage au gaz. Mais à Londres, bien longtemps après que M. Winsor eût démontré la valeur de l’éclairage au gaz et son applicabilité aux usages de la rue, différents quartiers furent empêchés, durant plusieurs années, de recourir à ce procédé nouveau, en raison de vieux contrats avec les marchands d’huile, lesquels portaient sur un grand nombre d’années. (Note de De Quincey.)

[58] De Quincey avait dirigé, du 11 juillet 1818 au 5 novembre 1819, un journal tory de province : the Westmorland Gazette, et il aimait à en emplir les colonnes de comptes rendus ou de procès d’assassinats. L’auteur d’un opuscule publié sous ce titre De Quincey’s Editorship of the Westmorland Gazette, M. Charles Pollitt de Kendal fait la citation suivante d’un avis éditorial paru dans le no du 8 août 1818 : « On remarquera que, cette semaine, nos colonnes sont occupées presque exclusivement par les comptes rendus des assises. Nous avons cru bon de leur donner la préférence sur toutes autres nouvelles tant du pays que de l’extérieur, pour les trois raisons que voici : (1) parce que ces comptes rendus présentent pour toutes les classes de la société un intérêt également puissant ; (2) parce qu’ils sont pour les classes les moins instruites d’un bénéfice très spécial en ce qu’ils leur enseignent les devoirs sociaux sous la forme la plus frappante, c’est-à-dire, non pas en tant qu’abstraction de tout ce qui les peut expliquer, illustrer et fortifier (comme les termes dépouillés de la Loi), mais exemplifiés (ou, comme disent les logiciens, concrétés) par les détails actuels d’un cas intéressant, rapprochés des pénalités qui frappent celui qui les néglige ou les viole ; (3) parce qu’ils offrent les meilleures indications des conditions morales d’une société. » — On pense, au demeurant, que cette pratique de De Quincey ne fut pas pour peu de chose dans la détermination prise par les propriétaires du journal d’en confier à quelque autre la direction. (M)

[59] Que le lecteur disposé à regarder comme exagérée ou romantique la méchanceté diabolique imputée à Williams, veuille bien se souvenir que, sinon le désir luxurieux de se réchauffer et de s’ébattre dans l’angoisse désespérée d’une agonie, il n’avait aucun motif, grand ni petit, pour tenter d’assassiner cette jeune fille. Elle n’avait rien vu, rien entendu ; elle dormait profondément, et sa porte était fermée. Il savait donc que, comme témoin contre lui, elle serait aussi inutile qu’aucun des trois cadavres. Et pourtant il s’occupait à préparer cet assassinat quand l’alarme de la rue est venu l’interrompre. (Note de De Quincey.)

[60] Le roi papiste Jacques II, le dernier Stuart, dans ses entreprises contre l’église alors populaire et constitutionnelle d’Angleterre, cherchait à se faire un appui chez les protestants non-conformistes, presbytériens et autres, dont il eût redouté peu la rivalité, une fois triomphant. C’est dans cette vue qu’il avait publié une déclaration, au reste fort hypocrite, de tolérance. Sept prélats, Lloyde, évêque de St-Asaph, Ken de Bath et Wells, Turner d’Ely, Lake de Chichester, White de Peterborough, et Trelawney de Bristol, sous la présidence de Strange, archevêque de Canterbury, rédigèrent en commun une pétition au roi. Ils l’y suppliaient de ne pas insister sur la lecture publique, qu’il voulait imposer, de cette déclaration, se basant principalement sur le fait que le Parlement avait déclaré illégale la prérogative que le roi prétendait exercer au nom de son pouvoir absolu. Les évêques furent appelés au Conseil, interrogés, arrêtés aussitôt et dirigés sur la Tour de Londres.