ABSOUDRE. J'absous, tu absous, il absout, nous absolvons, vous absolvez, ils absolvent. J'absolvais; point de prétérit défini. J'ai absous, j'absoudrai, j'absoudrais, absous, absolvons, absolvez, que j'absolve; point d'imparfait du subj. Absolvant, absous, absoute.
Dissoudre se conjugue de même.
ACADÉMICIEN est un membre d'une compagnie de savans: académiste, celui qui étudie les armes, l'équitation dans une académie.
ACCENT CIRCONFLEXE. On l'emploie pour les voyelles longues, et on le met,—1º. sur a long, lâche, tâche, château.—2º. sur l'avant dernier e des mots en eme: même, blême; excepté cependant les adjectifs numéraux ordinaux, comme deuxième, troisième, etc.—3º. sur l'i des verbes en aitre et oitre, comme paraître, accroître; dans tous les temps où i est suivi de t; il naît, il paraîtra, nous accroîtrons.—4º. sur l'o qui précède les finales le, me, ne: pôle, rôle, dôme, zône.—5º. sur le nôtre, le vôtre, mais non sur notre, votre.—6º. on l'emploie encore à la première et seconde personne plurielle du prétérit défini: nous aimâmes, vous aimâtes, nous reçûmes, vous reçûtes.—7º. à la troisième personne singulière de l'imparfait du subjonctif: qu'il fût, qu'il eût, qu'il aimât.—8º. on le pose aussi sur les adjectifs sûr, (pour signifier certain) mûr, etc., parce qu'on écrivait autrefois seur, meur, et enfin sur dû, participe du verbe devoir, pour le distinguer de l'article du. Toutefois ce participe ne prend l'accent circonflexe, ni au pluriel masculin, ni au féminin, tant singulier que pluriel, parce qu'alors il ne peut être confondu avec l'article du. Enfin on le met sur tû, participe du verbe taire, pour le distinguer du pronom tu, et sur crû, participe de croître, pour le distinguer de cru, participe de croire.
ACCORD du verbe avec ses sujets. Quand plusieurs substantifs ou pronoms composent les sujets, le verbe s'accorde avec le dernier substantif ou pronom;
1º. lorsque les mots formant les sujets sont synonymes: son courage, son intrépidité étonne les plus braves. Il est essentiel que les substantifs synonymes ne soient jamais unis par la conjonction et.
2º. lorsque les mots formant les sujets renferment une expression qui réunit en elle tous les mots qui précèdent, comme chacun, tout, rien, personne. Paroles et regards, tout est charmes en vous:—le temps, les biens, la vie, rien ne nous appartient.
3º. lorsque l'esprit s'arrête sur le dernier substantif, parce qu'il est d'un tel intérêt, qu'il fait oublier les autres:—ce sacrifice, votre intérêt, votre honneur, dieu vous le commande:—mon repos, mon bonheur semblait être affermi.
Lorsqu'un verbe a deux sujets de la troisième personne unis par la conjonction ou, on peut faire accorder le verbe avec les deux sujets, ou avec le dernier, et dire également bien—Pierre ou Paul le fera, ou, le feront. Cependant l'accord avec le dernier sujet parait préférable.
Cette règle s'applique à l'un l'autre, lorsqu'ils sont unis par la conjonction ou:—l'un ou l'autre vous écrira, ou vous écriront.