PAYEMENT, PAIEMENT, PAIMENT. Ce mot, quoique écrit de trois différentes manières, se prononce pè-ment.

PAYER. Ce verbe, et tous ceux qui sont terminés au participe présent par yant, comme bégayer, bayer, employer, renvoyer, aboyer, essayer, ployer, appuyer, etc., prennent un y et un i à la première et à la seconde personne du pluriel de l'imparfait de l'indicatif, et du présent du subj. Je paie, tu paies, il paie, nous payons, vous payez, ils paient, (prononcez je pè, tu pè, il pè, et à la troisième personne du pluriel, ils pè) je payais, tu payais, il payait, nous payions, vous payiez, ils payaient, je payai, tu payas, il paya, nous payâmes, vous payâtes, ils payèrent, je paierai, tu paieras, il paiera, nous paierons, vous paierez, ils paieront, (prononcez, je pè-e-rai, tu pè-e-ras, il pè-e-ra, etc.) je paierais, tu paierais, il paierait, nous paierions, vous paieriez, ils paieraient, (prononcez je pè-e-rais, tu pè-e-rais, nous pè-e-rions, etc.) paie, (prononcez ,) payons, payez, que je paie, que tu paies, qu'il paie, que nous payions, que vous payiez, qu'ils paient, (prononcez, que je pè, que tu pè, qu'il pè, qu'ils pè) que je payasse, que tu payasses, qu'il payât, que nous payassions, que vous payassiez, qu'ils payassent, payant, payé, payée.

Les verbes croire, voir, fuir, asseoir, etc., ayant leur participe présent terminé en yant, font aussi à l'imparfait de l'indicatif et au présent du subjonctif, nous croyions, vous croyiez; que nous croyions, que vous croyiez, etc.

Quelques personnes, contrairement aux règles de la prononciation, font entendre l'l mouillée, ou l'y, aux trois personnes du singulier, et à la troisième personne du pluriel du présent du subjonctif des verbes dont le participe présent est terminé en yant. Ainsi elles prononcent, que je pèghe, (du verbe payer) que tu pèghes, qu'il pèghe, qu'ils pèghe, au lieu de, que je pè, que tu pè, qu'il pè, qu'ils pè:—— que j'èghe, (du verbe avoir) que tu èghes, qu'il èghe, qu'ils èghe, au lieu de, que j'è, que tu è, qu'il è, qu'ils è:—— que je croèghe, (du verbe croire) que tu croèghes, qu'il croèghe, qu'ils croèghe, au lieu de, que je croa, que tu croa, qu'il croa, qu'ils croa.

Ces exemples prouvent combien l'instituteur doit faire d'efforts pour rompre de bonne heure dans ses élèves l'habitude de cette prononciation vicieuse.

PEMINA, que le vulgaire nomme pinbina, est l'obier du Canada. Le peuple appelle aussi pinbina son fruit: c'est à tort, parce que la baie que porte le pémina, n'a pas de nom en français.

PENNY est le mot anglais, et denier le mot français qui représentent le terme latin denarius, quoiqu'ils expriment des monnaies de valeurs très-différentes. Pourquoi donc employer le mot anglais penny, lorsque le français fournit un équivalent? D'ailleurs penny fait pence au pluriel, et puis les fractions du penny se nomment farthings: nouvelles difficultés donc pour ceux qui ne savent pas l'anglais; et nouvelle raison par conséquent de rejeter ces mots étrangers, pour s'en tenir aux termes faciles et corrects de denier;—demi-denier;—quart de denier, etc.

Il n'en est pas ainsi du mot shilling, dont l'emploi est nécessité par l'absence d'un terme français qui lui corresponde.

Le mot anglais dollar, monnaie des États-Unis, se trouve dans quelques dictionnaires modernes: et Boiste admet pound, mot anglais pour livre sterling.

PÉRIODE est masculin quand il marque le plus haut point, où une chose puisse arriver: il est au plus haut période de sa gloire; ou quand il signifie un espace de temps: dans un court période:—dans le dernier période de sa vie: il est féminin dans ses autres acceptions: la période lunaire:—la période julienne.