Les mêmes pronoms
avec le subjonctif.
Connaissez-vous quelqu'un qui puisse me rendre ce service?—donnez-moi un livre que je puisse consulter au besoin;—prêtez-moi un livre dont vous n'ayez pas besoin:—choisissez une place où vous soyez commodément, et d'où vous entendiez bien.
Auquel, à laquelle, sont d'un usage très-ordinaire, et presque toujours indispensable quand il est question de choses: le jardin auquel je donne mes soins:—les sciences auxquelles je m'applique.
Mais si l'on parle de personnes, on est libre d'employer à qui, ou auquel, à laquelle: Dieu à qui, ou auquel nous devons rapporter toutes nos actions.
Quand ce sont des prépositions autres que de et à, qui régissent le pronom relatif, l'on peut employer indifféremment qui ou lequel, si l'on parle de personnes, et dire; cherchons à fléchir le Juge devant qui, OU devant lequel nous devons paraître un jour:—on s'ennuie toujours avec ceux avec qui, ou avec lesquels il n'est pas permis de s'ennuyer.
Mais si l'on parle de choses, l'on doit se servir de lequel, laquelle: l'opinion contre laquelle je me déclare.
Qui s'emploierait cependant dans les cas où les choses seraient personnifiées: rochers à qui je me plains:—la gloire à qui je me suis dévoué.
PRONONCIATION. La prononciation de la conversation diffère de celle de la déclamation, et de la lecture, en ce qu'elle souffre une infinité d'hiatus, pourvu qu'ils ne soient pas trop rudes. L'usage est tellement prononcé à cet égard, qu'il serait d'un pédant de ne pas s'y conformer. Ainsi dans la conversation, folâtrer et rire:—aimer à jouer, se prononcent, folâtré et rire:—aimé à jouer. En général l's finale des verbes ne se prononce point devant une voyelle: ainsi, tu aimes à rire:—tu joues avec prudence, se prononcent, tu aime à rire:—tu joue avec prudence.
L'articulation vicieuse de la diphthongue oi, si fréquente chez nous, doit attirer l'attention sérieuse de l'instituteur; ou plutôt, devons-nous dire, sa conscience est grevée à cet égard, d'une immense responsabilité envers ses élèves et la société.
En discutant la prononciation de cette diphthongue, Gatel, dans la préface de son dictionnaire, p. xii (Édit. de 1813) dit: