«Quant à la diphthongue oi...je n'ignore pas que l'usage lui donne chez nous...une susceptibilité de plusieurs nuances, pour ceux du moins qui...ont les organes extrêmement souples et délicats. C'est tantôt le son d'œ, ou plutôt d';...tantôt celui d'oa...tantôt celui d'oua...mais ces nuances m'ont paru en général si légères, si difficiles à saisir...que...j'ai jugé plus convenable...de désigner toujours...la prononciation d'oi par oa, en prenant la seule précaution d'affecter l'a de l'accent circonflexe, suivant que le son en devait être plus ou moins fortement appuyé.»

Duvivier, dans son article des diphthongues, dit que le son le plus naturel de la diphthongue oi, «est celui que l'on suit en grec, où l'on fait entendre l'o et l'i, comme dans voi-ïelle, roi-ïaume (voa-ïelle, roa-ïaume) mais,» dit-il, «elle a encore d'autres sons qu'il est difficile de représenter par écrit.»

Outre Gatel déjà cité, Noël et Chapsal dans leur dictionnaire, et Rolland dans son vocabulaire, désignent toujours la prononciation de la diphthongue oi par oa, ou oua. Suivant eux, voir, boire, croire, moi, toi, droit, etc., se prononcent, voar, boar, croar, moa, toa, droa.

Il faut donc éviter de donner le son de l'è ouvert à la diphthongue oi, et se garder de prononcer, vo-ère, bo-ère, cro-ère, mo-è, to-è, dro-è, etc.

Le Dictionnaire de l'Académie, et la plupart des grammairiens modernes donnent, à quelques nuances près, la même règle pour la prononciation de la diphthongue oi.

Le son de la voyelle a, comme le son de quelques autres voyelles, peut être aigu ou grave: il est aigu dans patte, natte et grave dans hâte, pâte. On conçoit, facilement que le son grave doit être plus fort, plus rempli que le son aigu: mais on doit éviter de prononcer l'a comme les anglais le prononcent dans law (loi): et les allemands dans ja (oui) avec une effrayante ouverture de bouche. La douceur, l'harmonie de la langue française, ne peut souffrir la rudesse de tels sons.

L'Académie vient à l'appui de cette règle de la prononciation de la voyelle a.

«Le son de l'a, en français, est le même dans tous les mots: il ne différe que par sa durée, et par des nuances peu sensibles. Il est long ou bref: long dans pâte, grâce; bref dans glace, trace. Dict. de l'Ac. Édit. de 1832.

Les autres voyelles susceptibles de devenir graves, sont e, u, o: tempête, jeûne, côte.

PROPORTIONNEL adjectif, et proportionnellement adverbe, termes de mathématiques, sont employée quand il s'agit de quantités en lignes, en nombres ou en grandeurs, qui sont en proportion. duire proportionnellement un grand plan à un petit.