2º. avant ou après ci et là, accompagnant un substantif, un pronom, une préposition, un adverbe, avec lesquels ils sont unis d'une manière inséparable: celui-ci,—celui-là,—là-dessus,—là-haut, etc.
3º. pour lier très au mot qui suit: très-sagement,—très-riche.
4º. pour unir le dernier terme d'un nombre au terme précédent, quand le dernier terme passe un, et ne dépasse pas dix: dix-huit;—trente-cinq;—deux cent dix-neuf, mais on dirait sans trait d'union: vingt et un:—cinquante et un: le dernier terme étant un: et cent quinze;—deux cent vingt; le dernier terme dépassant dix. Cependant quatre-vingts prend toujours le trait d'union: quatre-vingts chevaux:—quatre-vingt dix hommes.
5º. pour lier deux ou plusieurs mots qui, par le sens, n'en font qu'un, Marc-Aurèle,—chef-lieu;—s'entre-choquer, Jean-Jacques, Jean-Baptiste.
6º. pour indiquer le changement d'interlocuteur: il remplace alors les dit-il, reprit-il, répondit-il.
7º. pour marquer une suspension dans le discours.
8º. pour lier le mot, dont une partie se trouve à la fin d'une ligne, et l'autre au commencement de la ligne suivante.
TRAITER. On dit indifféremment, traiter une matière,—une question: ou, traiter d'une matière,—d'une question: à moins qu'on ne spécifie la matière, la question: alors il faut de:—dans son ouvrage, il traite des plantes, des métaux.
TRAVERSER le pont, pour exprimer l'action de le parcourir dans sa longueur, n'est pas correct: il faut dire, passer le pont.
TRÉMA. Le tréma est un double point (¨) qu'on met sur une des voyelles e, i, u, pour la faire prononcer séparément de celle qui précède: naïf, Saül, ciguë. L'emploi du tréma est une faute quand on peut le remplacer par un accent: ainsi au lieu de poësie, Cloë, écrivez, poésie, Cloé.