Hauteur, 6 P. 3 p°.—Largeur, 4 P. 7 p°.

PLANCHE VII.

Cette fresque, admirable dans toutes ses parties, représente le premier des travaux d'Hercule, quand, encore au berceau, il étouffe les deux serpens suscités par Junon pour le faire périr. Le mouvement d'Alcmène exprime avec vivacité toute la terreur dont elle est pénétrée. D'un côté, on voit Amphytrion avec le sceptre, comme un des princes d'Argos, et portant la main à l'épée pour chasser les serpens, suivant la belle description que Théocrite nous a laissée de cet événement; de l'autre côté, un pédagogue tient dans ses bras Iphiclus effrayé, bien différent de l'intrépide enfant. Pline, en nous donnant la description d'une semblable peinture de Zeuxis, pourrait faire soupçonner que celle-ci en est l'imitation. On doit faire attention au costume barbare dont le peintre a revêtu le pédagogue; ce costume est convenable à la condition d'esclave, d'où étaient ordinairement tirés les pédagogues aux temps héroïques. Hercule porte un collier, parure qui était en usage parmi les enfans de distinction. L'ornement qui est au bas est indépendant du sujet.

1er SUJET.—Hauteur, 3 P. 11 p°.—Largeur, 3 P. 9 p°. 2e SUJET.—Hauteur, 1 P. 2 p°. 4 lig.—Largeur, 3 P. 9 p°.

PLANCHE VIII.

Cette excellente peinture représente le jeune Achille apprenant du centaure Chiron à toucher de la lyre: tout y est digne d'attention; l'attitude du Centaure ainsi décrite par Stace; la peau qui le couvre comme le premier chasseur, ou comme suivant de Bacchus; l'herbe dont il est couronné qui n'est point le lierre, ornement ordinaire des Centaures, mais qui paraît être l'une des herbes auxquelles il a donné son nom, et décrites par Pline; enfin, l'archet qui se distingue des formes les plus connues. La chaussure d'Achille s'accorde mal peut-être avec la nudité du héros aux pieds légers; mais rien n'est mieux saisi que le geste des doigts en devoir de toucher les cordes de la lyre; on admire sur-tout la tête du Centaure et les formes gracieuses et délicates d'Achille. L'architecture, qui fait le fond du tableau, ne correspond point à la perfection des figures. Cette peinture fut trouvée avec la suivante, à Résine, en 1739.

Dans les deux ronds sont représentés deux ministres de Bacchus. Le premier porte d'une main un flambeau, et de l'autre un instrument qui paraît propre à l'attiser; le second porte un ruban et un tyrse.

1er SUJET.—Hauteur, 3 P. 11 p°.—Largeur, 3 P. 9 p°. 2 RONDS.—Diamètre de chacun, 1 P. 4 p°.