2e SUJET.—Hauteur, 6 p°. 7 lig.—Larg. 1 P. 4 p°. 4 lig.

PLANCHE XXV.

(XXXIII, t. IV de l'Edition royale.)

L'habillement et les masques désignent ces trois figures pour des personnages comiques. Pline fait mention d'un peintre qui se rendait célèbre par des tableaux de ce genre, Caladès ou Calacès. Dans cette scène, on voit un esclave ou valet faisant un geste injurieux à deux femmes; son vêtement désigne sa condition et son caractère; il est composé d'un manteau jaune, d'un habit court de même couleur, avec des rayes blanches en travers, et d'un petit corset blanc (somation) que Pollux donne aux histrions (II, 235). Le geste de ce valet désignait, chez les Romains et chez les Grecs, le même genre de moquerie qu'il exprime parmi nous. Des deux femmes, la plus jeune, celle qui se cache une partie de la figure avec la main, porte une tunique bleue et un manteau blanc. L'autre femme, qui fait un rôle de nourrice et peut-être un rôle moins honnête, porte une pièce blanche sur la poitrine; la coiffe et le reste de l'habillement est rouge, couleur appartenant, selon Pollux (IV, 120) à une profession qu'on ne peut mieux désigner qu'en taisant son nom. Les trois masques de la frise sont des masques tragiques; celui du milieu, orné de pendans, et colorié avec délicatesse, paraît destiné à un rôle de femme.

SUJET PRINCIPAL.—Hauteur, 1 P. 4 p°. 4 lig.—Largeur, 1 P. 3 p°. 4 lig.

PLANCHE XXVI.

(XXXIV, t. IV de l'Edition royale.)

Cette peinture, trouvée avec la précédente dans les fouilles de Portici, représente, comme elle, une scène comique. Le personnage debout, appuyé sur son bâton, porte le masque peu gracieux, décrit par Pollux sous le nom de Sphenopogon; chauve, le sourcil élevé et la barbe en touffe pointue, il est vêtu de blanc, costume affecté aux vieillards de la comédie, suivant un usage très-antique: la manche, qui paraît appartenir à l'habit de dessous, est jaune; cette même teinte se remarque sur les jambes, mais on peut croire que c'est l'effet de l'altération de la couleur. On ne sait pas que les anciens aient connu l'usage d'une chaussure étroite, telle que sont nos bas; on sait seulement que les gens infirmes et délicats y suppléaient par des bandes spirales dont on ne voit ici aucune trace. On voit d'ailleurs que le vieillard a les pieds nus, renfermés dans des sandales. Des autres personnages, tous deux assis, l'un joue des deux flûtes; couronné de feuillage, il porte le riche habit qui paraît commun aux Tibicines et aux Citharèdes; la tunique de dessous est jaune, à en juger par les manches; le manteau ou la palla est rouge; on y remarque une longue pièce rapportée, couleur de pourpre et brochée d'or; cette pièce est ce que les anciens appelaient clavus et patagium, ornement le plus recherché des tuniques, et en usage dans les habits de théâtre. L'autre personnage, dont le masque très-chargé exprime le rire, vêtu de blanc comme l'histrion du tableau précédent, paraît chanter avec l'accompagnement; la couronne qu'il porte favorise encore cette conjecture. On distingue mal l'objet qui est à ses pieds. L'intention générale du tableau peut se rapporter à l'intermède dans lequel le joueur de flûte venait amuser les spectateurs pour remplir le vide de la scène; d'autres ont cru y voir le retour imprévu du maître qui surprend ses serviteurs à se divertir: mais le riche habit du joueur de flûte paraît s'opposer à cette explication.