PLANCHE XLVIII.
(XXXII, t. VII de l'Edition royale.)
Dans un lieu sauvage, sous une roche couverte d'un épais feuillage, dort une Bacchante; on voit près d'elle son tympanum; ses cheveux sont couronnés de lierre, et noués sur la tête avec un simple nœud. Un satyre insolent, habitant dangereux des montagnes, la surprend dans son sommeil, et, soulevant légèrement la draperie qui la couvrait, rend le spectateur complice de sa témérité. La couronne de feuilles de pin, que porte ce satyre, pourrait désigner le dieu Pan lui-même, que les poètes dépeignent, tel qu'on le voit ici.
Hauteur, 1 P. 8 p°.—Largeur, 1 P. 4 p°.
PLANCHE XLIX.
(XXXVII, t. VII de l'Edition royale.)
Ces deux figures qui se détachent sur un fond jaune, forment un groupe agréable. Une Bacchante couronnée de pampres, élevant d'une main un cercle de bronze, présente l'autre main à un Faune qui la baise amoureusement. Une draperie violette en dehors et blanche en dedans, voltige autour d'elle, et la laisse à demi-nue. Le Faune, couronné de lierre, porte sur l'épaule un grand vase d'où sort une touffe de vigne et de feuillages. On rencontre dans d'autres monumens, des suivans de Bacchus avec ce même attribut. La peau grisâtre, déchiquetée sur les bords, sert encore à caractériser celui-ci. Sa figure est pleine d'expression; plus respectueux que nous n'avons vu précédemment ceux de son espèce, ce Faune retrace cette première soumission de l'amour qui craint d'effrayer celle dont il désire, dont il attend davantage. C'est ainsi que le peignirent Théocrite et Ovide: «Que je baise ta main, dit Polyphême à Galatée, si tu ne me permets un baiser sur tes lèvres. Le maître des Dieux, enlevant la belle Europe, couvre ses mains de baisers, dit Ovide; douceur dont il jouit en attendant le bonheur qu'il espère; à peine, à peine il contient son amour».
Hauteur, 1 P. 8 p°. 6 lig.—Largeur, 1 P. 2 p°. 8 lig.