FIG. I. Nous ne reconnaissons point, avec les Académiciens d'Herculanum, une chouette dans l'oiseau imprimé sur cette lampe; c'est plutôt un épervier, emblême du Soleil, ou de la divinité d'Osiris. Cet oiseau pourrait encore être considéré dans une lampe, comme augural. Il avait été désigné comme tel, et placé au premier rang par Phœnomoë, prophétesse du temple de Delphes; on en tirait des augures pour les mariages et pour la prospérité des troupeaux (Pline, liv. X, chap. 8).

FIG II. Lampe remarquable seulement par l'entourage du médaillon et la finesse du travail.

Les quatre autres lampes ont pour ornement différentes figures d'animaux qui, comme victimes, peuvent être l'expression d'une dévotion particulière envers la Divinité, à laquelle chacun d'eux est consacré.

FIG. III. Une chèvre. On sacrifiait une chèvre blanche à Vénus populaire, et une chèvre noire Pluton. C'était aussi, suivant Servius, l'une des victimes qu'on offrait à Esculape.

FIG. IV. Un lapin mangeant un raisin. Comme dévastateur des vignes, cet animal était, ainsi que le lièvre, consacré à Bacchus; c'est ce qui est formellement exprimé dans cette épigramme de l'Anthologie (VI, cap. 7, ep. 7). «Je vis un lièvre couché dans une vigne consacrée à Bacchus, et mangeant le raisin. J'avertis le vigneron, et celui-ci d'un coup de pierre écrasa la tête à l'animal, et, le prenant, dit tout joyeux: J'offre à-la-fois à Bacchus, la victime et le dédommagement». Les lièvres et les lapins étaient encore consacrés Vénus, aux Amours et à Diane.

FIG. V. Un porc; c'était la victime particulière du dieu Silvain et des dieux Lares: on l'offrait aussi à Vénus, à Minerve, aux Dieux nuptiaux et à Priape.

FIG. VI. Un daim, animal consacré à Diane. Les daims et les chevreaux appartiennent encore Bacchus et à ses suivans, à cause de leur pétulance.

PLANCHE XI.

(P. 19 de l'Edition royale.)