FIG. I. Lampe de bronze à deux becs, d'une forme élégante et d'un travail précieux. Le corps de la lampe est orné d'arabesques; et l'anse, d'un feuillage en éventail. Il part de l'anse une petite chaîne qui vient se rattacher au pied de l'oie ou du cygne, groupé avec un petit génie prêt l'étouffer. Ce groupe, qui sert ici de couvercle, est, sans doute, l'emblême de la force de l'amour. La même action se trouve répétée dans plusieurs monumens antiques.
FIG. II et III. Ces deux dessins représentent les plans de la même lampe, pris en dessus et en dessous, en ôtant le bouchon orné du petit groupe.
PLANCHE XII.
(P. 22, 40, t. VIII de l'Edition royale).
Six lampes de terre cuite, dont nous donnons les médailles seulement.
Fig. I et II. Diane ou la Lune caractérisée par le croissant, et Apollon ou le Soleil caractérisé par les rayons. Ces Divinités qui président à la lumière, ou leurs emblêmes, servent très-fréquemment d'ornemens aux lampes.
Fig. III. Un Pégase grossièrement exprimé. Cet emblême convient à la lampe d'un poète: si la lampe est sépulcrale, le cheval aîlé fait allusion au transport des âmes dans l'Olympe, comme on le voit, dans quelques médailles et dans quelques pierres gravées, exprimer l'apothéose: telle est la médaille d'Antinoüs, sur laquelle Mercure guide Pégase portant au ciel cet autre Ganimède (Passeri Gemm. astrif. t. III, p. 115); telle est encore la gemme, où l'on voit Drusus Germanicus s'élevant au ciel sur le cheval ailé (Spanh. de us. et prœest. Num. p. 277).
Fig. IV. Griffon, emblême du Soleil ou d'Apollon, comme le démontre, sans parler d'autres.
Tome VI. LAMPES. monumens, la statue du musée Napoléon, salle des Saisons; cet emblème appartiendrait fort bien à un musicien. C'est ainsi que le Griffon que l'on voit dans un bas-relief de la villa Albani, désigne le talent de la femme d'un certain Hermias, à laquelle ce monument de la piété conjugale est consacré. (Gaet. Marini. Marm. Alb. p. 78).