Fig. V et VI. Une écrevisse et un bélier. On ne peut les considérer ici comme signes du Zodiaque: le bélier du Zodiaque est dans une attitude différente, et les anciens n'ont jamais donné la forme de l'écrevisse, mais toujours celle d'un crabe, au signe qui suit les gémeaux.

Fig. VII et VIII. Lampe de bronze en forme de barque, et vue de face et de profil; l'anse est ornée d'un beau masque tragique, dont l'épaisse chevelure est frisée en anneaux ou cannelures; d'où l'on disait, les cheveux ainsi arrangés, calamistrati.

PLANCHE XIII.

(P. 23, t. VIII de l'Edition royale.)

Fig. I et II. Trois poissons et un lion courant. Le lion pourrait être considéré comme un signe du Zodiaque: il serait moins heureux d'en dire autant des trois poissons.

Fig. III et IV. Lampe de bronze. L'anse est ornée d'arabesques à jour, sur lesquels pose une chauve-souris, les aîles étendues. Le premier emblême qu'offre cet animal, est celui de l'approche de la nuit, et il est là comme pour avertir de chasser l'obscurité par la lumière des lampes. On pourrait encore voir, dans sa présence, une intention plus recherchée; il rappelle l'aventure des filles laborieuses de Minée, qui s'attirèrent le courroux de Bacchus pour avoir profané ses fêtes par le travail. Alors cette lampe devient sacrée, comme appartenant aux fêtes de Bacchus, et rappelant le respect qu'on doit à cette divinité. La chauve-souris peut encore servir d'emblème à l'amour du travail qui fuit le sommeil, ou bien à l'amour maternel; car cet oiseau étant le seul qui puisse offrir le lait à ses petits, il servait à exprimer dans les tableaux, la mère qui prenait ces tendres soins. Les lampes étaient au nombre des apophorètes, c'est-à-dire, des présens qui se faisaient dans les festins, aux saturnales et au nouvel an; et l'on peut penser que les personnes délicates savaient ajouter quelque prix à leurs dons par des emblèmes ou par des allusions ingénieuses.

PLANCHE XIV.

(P. 25, 26, t. VIII de l'Edition royale.)