Aux fils des Généraux a fait la bouche amère !
Plus je relis ce sonnet, plus je le trouve beau. Qu’importe après cela qu’il soit plus ou moins compréhensible.
Le patron, brusquement, se désintéressa du comptoir lyrique pour une affaire stupide de cache-corsets annonces… Le secrétaire fut donc seul à s’occuper de la maison. Je dois dire qu’il y fit des réformes intéressantes.
Ainsi, il avait remarqué qu’un poète réussit rarement un sonnet tout entier. Quand on avait une commande soignée, il la distribuait à trois ou quatre personnes. L’une faisait les quatrains, une autre les tercets. Quelquefois, on prenait un ouvrier spécial pour le vers de la fin.
Quand les poètes n’avaient pas exactement le même genre d’esprit, ça donnait des résultats curieux.
Je me souviens d’un sonnet de la maison, que je veux vous citer pour finir :
LE PIGEON VOYAGEUR
Dans le grand parc tout nu d’hiver, j’ai ramassé
Un pigeon voyageur tombé près des érables.
A son aile, un billet. Deux mots indéchiffrables…