Le Marquis, entre ses dents. — On va l’apporter. (Haut.) Je ne suis pas seul, madame… Notre fils me suit à quelques pas. L’heure des explications a sonné.

La Marquise. — Gérald, Gérald va m’être rendu !… Ah ! quoi que vous fassiez de moi, je serai trop heureuse !… Il me semble entendre son pas… Ah ! quelle émotion !

Le Marquis, bas. — Je comprends. (Entre Gérald (Fauvel). Il se jette dans les bras de sa mère, qui l’embrasse avec frénésie.)

Gérald, bas, dans le cou de sa mère. — Pellsie première.

La Marquise, bas. — Et Frisky ?

Gérald, de même. — Nulle part.

La Marquise, de même. — Crotte !

Le Marquis a suivi anxieusement cette scène. Il est un peu loin d’eux. Il se lève et, changeant pour ce jour-là la mise en scène, s’avance jusqu’au couple. (Noblement.) — Quels que soient vos torts et vos fautes, je n’ai pas voulu mourir sans vous avoir réunis. (Il perd la respiration. Dans un souffle)… Eh bien ?

La Marquise, bas. — Pellsie.

Le Marquis, de même. — Pellsie ! (Haut, mais faiblement.) Il y a des châtiments trop inhumains pour qu’une créature humaine les prononce… (Bas.) Et je l’avais l’autre jour à Saint-Cloud. (Haut.) Je suis soulagé parce que mes forces m’ont porté jusqu’ici. Mais… mais… (Il s’abat lourdement et adroitement sur le sol. Gérald et la marquise se précipitent sur son corps.)