Robert avait quitté Jenny sur le seuil de la gare, après avoir échangé de vagues propos de prochaine « revoyure », s’il restait à Paris. « Mais il ne le croyait pas… » se hâta-t-il de dire, et il pensait au contraire que son patron et lui repartiraient le soir même pour Caen.


— Monsieur Gaudron ? demanda Robert au portier de l’hôtel Majestic.

— Ah ! monsieur Gaudron ? Oui… Il est arrivé de ce matin. (Ernest était un habitué de l’hôtel.) Mais si je crois bien l’avoir vu sortir tout à l’heure… C’est possible que madame soit là.

— Peut-elle me recevoir ?

Un coup de téléphone… Robert était ému beaucoup plus encore qu’à la première entrée de Fabienne dans sa vie…

— Oui, monsieur, dit le portier…

Montée dans l’ascenseur, en compagnie d’un préposé au « lift », bien indifférent et bien insouciant sous sa haute casquette…

— Le 214, dit-il, c’est au bout du couloir.

Fabienne attendait, toute sévère et rigide. Robert lui donna force explications mal ordonnées, répétant énergiquement cette affirmation qu’il était dans le train de Caen quand la dépêche lui était parvenue, que, par conséquent, il avait déjà renoncé, de son propre mouvement, à ce projet de prolonger son séjour…