— Pas tant que lui de te revoir toi. Il trouvait le temps très long, tu sais, après toi. Je ne sais pas s’il ne nous manquait pas un peu…
— Peut-être, dit Robert.
Il ajouta :
— Ah ! comme je suis content d’être ici !
— C’est que tu y tenais, dit-elle, à voir tes parents.
— C’est vrai, et j’ai eu un grand plaisir à les retrouver. Mais tu ne peux t’imaginer ce que ce petit retour nécessaire a été une bonne expérience pour moi ! Je te dis toute la vérité de mon cœur. J’ai été heureux de les retrouver. J’ai même senti pour eux un amour que je n’avais jamais éprouvé. C’était un amour conscient, au lieu de l’amour filial inconscient de mon enfance. Et voilà pourquoi, vois-tu, cela ne pouvait pas durer…
… Ces douces joies familiales, conclut-il, ont besoin d’être inconscientes pour être longtemps supportées…
FIN
E. GREVIN. — IMPRIMERIE DE LAGNY