— Ici M. Nordement… Je vous téléphone de Caen, de l’hôtel. J’ai trouvé ce qu’il vous faut comme appartement.

— Oui… Hé bien… Hé bien, ne le retenez pas… Oui… Madame et moi… nous n’avons plus le même avis… Nous demeurons encore à Dinard…

— Ah !… Que dois-je faire alors ?

… Hésitation…

— Allô !… fit Robert.

— Je suis là, fit M. Orega… Je suis là… Écoutez, monsieur Nordement, dites-moi à quelle adresse je puis faire parvenir une somme… une somme de mille francs, ou un peu davantage, si vous pensez que je vous dois plus… Madame et moi nous avons pris cette décision… que l’enfant devait abandonner ses leçons… qu’il valait mieux du repos pour la santé de ce petit…

Robert, étonné, resta sans répondre. Ce fut le tour de M. Orega de faire : Allô ! allô !

— Vous êtes là, monsieur Nordement ?

— Oui, Monsieur. Mais permettez-moi de vous dire que si vous êtes maître de faire ce que bon vous semble pour l’éducation de votre fils… je ne puis pas, moi, me séparer de vous sur cette simple raison. Il me faut d’autres explications que celle que vous me donnez. Vous reconnaîtrez vous-même qu’elle n’est pas suffisante.

Silence absolu dans l’appareil.