Une fois M. Nordement rendu à la vie de famille, les heures n’accélérèrent pas leur allure.
Papa, une fois échangés ses vêtements de ville contre une tenue de villégiature, descendit dans le jardin. Il eut un regard de satisfaction en contemplant son fils qui se promenait le long de l’allée d’entrée, et qui se répétait au plus profond de lui-même :
— Comment vais-je faire pour leur dire qu’il faut absolument que je reparte demain ?
… Tendre, blonde, exquise Fabienne, que l’on aimait tout naturellement, sans commentaires, qui vous découvrait chaque jour un charme nouveau, sans diminuer la puissance de ce qui vous séduisait déjà en elle !
Certes, il n’oubliait pas des instants de lassitude… bien courts… bien passagers… Le charme immortel de Fabienne ressuscitait à chaque instant !
… Certes, il venait de goûter auprès de sa famille des joies ineffables. C’était très bien. Il en avait sa provision pour un bon semestre…
— Eh bien ! demanda papa, tu as passé une bonne journée ?
— Exquise, papa !
Il embrassa son père, avec un rien d’exagération et de chiqué… Et il ajouta avec un soupir, tout à fait artificiel celui-là :
— Quel dommage que ce soit si court !