— Mon ami, je ne sais pas ce qui te prend : je t’ai posé là une question très naturelle. Il m’a semblé intéressant d’apprendre que tu étais en état de donner un coup de main à ton père.
— Monsieur Pecq-Vizard, même si nous n’avions pas opéré aujourd’hui cette petite restitution, vous auriez eu bientôt une occasion de constater par d’autres indices que nous n’étions pas si mal en point. Je comptais aller vous voir demain. Je croyais que vous étiez toujours dans les mêmes termes d’amitié avec papa…
— Mais où as-tu pris que mes sentiments aient changé ?
— Vous êtes gentil, monsieur Pecq-Vizard. Vous avez déjà oublié votre petite scène d’hier ?
— Je suis venu dire à ton père exactement ce que je t’ai dit tout à l’heure. Voyons, Maurice, est-ce que j’ai été aussi dur que ça ?
— Non… non… mais tu m’as fait un peu de peine.
— Je te jure que ce n’était pas du tout dans mes intentions. Tu m’en veux ?
— Non, je ne t’en veux pas. Ça m’a fait faire un petit retour sur moi-même. Moi aussi, il m’est arrivé d’être un peu dur pour des gens.
— Mais, qu’est-ce que c’est, Marcel, que cette merveilleuse affaire dont tu voulais me parler ?
— Je vous répète : j’ignorais ces petites piques que vous aviez eues avec papa… Mais, quand j’ai mis cette affaire en train, je m’étais dit tout naturellement il faut que M. Pecq-Vizard soit avec nous.