— Comment ? Tu vas lui parler ?

— Oui… Je lui parlerai… de ce mariage… Tiens, va donc te promener un peu ; tu reviendras tout à l’heure. Qu’est-ce que tu veux ? continue Marcel, en s’adressant d’apparence à Gustave. Quand il se présente une chose… grave, il n’y a pas à tergiverser. On en parle, on en parle !

En effet, il paraît assez pressé d’en parler. Il pousse Gustave jusqu’à la porte.

Puis Marcel va jusqu’à la petite pièce où la jeune fille est allée travailler.

— Jacqueline !

… Non, se dit presque tout haut Marcel. Il vaut mieux que je ne m’assoie pas. Je devrais la faire asseoir aussi. Pas de solennité…

… Jacqueline, dit-il à la jeune fille, vous me connaissez. Vous avez travaillé avec moi assez longtemps maintenant pour savoir qui je suis. Vous m’avez dit tout à l’heure que vous vouliez épouser ce garçon qui est agent-voyer… Vous m’avez dit aussi… que vous ne teniez pas spécialement à lui. Vous m’avez bien dit cela ?

— Oui, Marcel, je vous ai dit cela.

— Je tenais à ce que ce point fût bien établi, parce que moi, j’ai à vous faire une proposition différente…

Elle le regarde, effarée…