— Pas seulement une cousine, dit Marcel. Une belle-sœur… Je t’ai dit tout à l’heure, papa, que j’étais engagé. C’était avec cette petite. Tu ne vas pas faire d’objections ?

— Je sais que tu ne les tolérerais pas. D’ailleurs j’ai confiance dans ton choix.

On pousse Cécile et Jacqueline l’une contre l’autre. Elles s’embrassent sans difficultés. Gustave arrive. Pour une fois dans sa vie, il arrive bien…

— Gustave, dit Marcel, je sais que tu es très pris. As-tu quelque chose à faire le 26 de ce mois ?

— Je ne pense pas…

— Hé bien, ne manque pas de te trouver, à onze heures, à la mairie du seizième. C’est pour le mariage de ta fille…

— Tu l’as décidée ?

— Oui, mais elle n’épouse pas celui que tu voulais. Elle préfère se marier avec moi.

— Qu’est-ce que tu racontes ?

Gustave se met à pleurer. Marcel voudrait être bien loin à ce moment-là, avec Jacqueline naturellement. Il songe que Gustave va être son beau-père, et n’en éprouve aucun supplément de satisfaction. Il n’ose pas penser que la grosse Mathilde sera sa belle-mère. Elle va arriver de Nancy. Il y aura huit jours terribles. Marcel est décidé à se montrer de l’amabilité la plus grande, et à semer tous ces gens en vitesse.