La première parole de M. Langrevin n’exprima pas le mépris le plus humiliant. Mais c’était sans doute parce qu’il n’en avait pas trouvé d’autre… Il dit simplement :

— Tout de même, je ne t’aurais pas cru capable de ça…

— Papa, dit encore Marcel, je te jure que Gustave n’a rien à se reprocher…

— Veux-tu me faire le plaisir de te taire !

M. Langrevin retrouvait ses banderilles, et l’insulte qui devait piquer au sang sa victime…

— Un homme pour qui je n’ai eu que des bontés !

— Oh ! papa, fit Marcel, plus profondément piqué que ne l’était le destinataire lui-même…

— Je ne suis pas un ingrat, dit Gustave non sans dignité… Je sais ce que tu m’as donné… J’en ai le compte exact… Et le moment n’est pas éloigné…

… Ah ! quel bon refuge que le monde de l’espoir et de la chimère…

M. Langrevin essaya de l’en déloger.