— J’ai un compte à régler avec quelqu’un ! Où est cette crapule ?

— Papa, dit Marcel suppliant, Gustave n’est pour rien là-dedans !

— Pour rien ? Malheureusement pour tes mensonges, j’ai entre les mains des traites à mon nom. Je vais lui dire son fait à cette canaille…

— Écoute, papa, je te jure qu’après la scène que tu m’as faite, je voulais quitter la maison… Mais je rentrerai avec toi, si tu ne dis rien à Gustave…

— Voilà qu’il me fait des conditions maintenant !… Gustave !… Il doit bien être par là !

— Je te jure que je l’ai supplié de faire l’affaire et qu’il est innocent de tout ça !

Comme si on pouvait retirer des mains d’un homme irrité l’objet de sa juste colère !

— Il doit être par là, répéta M. Langrevin.

Et il se dirigea vers la porte, du côté où avait disparu Gustave.

Celui-ci n’était pas loin. Il préféra ouvrir la porte lui-même et apparaître, dans une attitude qui évoquait, au costume près, les bourgeois de Calais.