— Fais ce que tu voudras ! dit M. Langrevin.
— Au revoir, vieux, dit Marcel à Gustave, en lui serrant vigoureusement la main. Du fond du cœur, je te demande pardon !… Adieu, dit-il durement à son père…
— Bonsoir ! Tu sauras bien retrouver le chemin de la maison quand tu voudras dîner !
— Je crèverai plutôt de faim.
Il sortit. Gustave alla jusqu’à Langrevin…
— Maurice, je ne t’en veux pas de ce que tu m’as dit à moi ! Un jour, tu reconnaîtras tes torts… Mais, je t’en supplie, ne laisse pas ce petit s’en aller… Il est exalté, il ne se connaît plus !
— Mêle-toi de ce qui te regarde ! Nous avons une autre question à régler. Je retrouverai l’usurier qui a fait ce joli trafic, et il aura de mes nouvelles… Tant pis pour toi si tu es pincé là-dedans…
— Une injustice de plus ou de moins, fit Gustave.
— Pauvre martyr ! Ah ! tu profites bien de la situation ! Tu spécules sur ce fait que je ne veux pas de scandale à cause de mon gendre…
— Moi ! dit Gustave avec la pure voix de l’innocence… Si j’ai jamais pensé à ça…