Marcel revient avec une visiteuse imprévue. C’est madame Tury-Bargès, sa sœur. Il l’a trouvée qui arrivait sur le palier, au moment où il reconduisait le propriétaire.
Jean comprend qu’il vaut mieux les laisser seuls. Il s’en va après avoir salué et emmené Gustave, si intrigué qu’il oubliait toute discrétion et ne pensait plus à quitter la place.
— Eh bien, Marcel, dit Cécile, tu ne m’embrasses pas ?
Marcel, sans hésitation, mais sans élan, s’approche d’elle et l’embrasse. Cécile le serre dans ses bras avec une tendresse que Marcel s’efforce de ne pas décourager.
— Tu as bonne mine, dit-elle. Il me semble que tu es plus fort. Tes épaules se sont élargies.
— Un peu, dit Marcel.
Puis, d’un ton qui ne veut être ni trop sec, ni ému :
— Comment va papa ?
Cécile hésite avant de répondre. Oh ! une toute petite hésitation, suffisante cependant pour que, dans l’esprit de Marcel, passe un petit soupçon d’inquiétude, trop léger pour germer…
— Papa n’est pas mal… Il a un peu vieilli…