— Grand merci !
— Tu es bête. Bien sûr que je vous reverrai, mais je tiens à achever mon émancipation. Quand elle sera complète, je rentrerai chez nous, avec l’indépendance que j’aurai conquise.
— J’espère, dit Cécile en se levant, que ton parti n’est pas aussi définitif que tu veux bien le dire, et que tu ne seras pas long à revenir à nous.
— Je ne veux pas t’empêcher de garder cet espoir. Et j’aime autant que l’on ne se quitte pas sur des paroles trop graves.
Ils s’embrassent, cette fois machinalement, comme un frère et une sœur, avec cette indifférence qui correspond peut-être, mieux que des effusions, à des sentiments d’affection solide et inconsciente.
Comme elle est sur le pas de la porte :
— Amitiés à Florentin, dit Marcel, au prix d’un assez grand effort.
Cécile partie, Marcel fait revenir son état-major, Jean, Jacqueline et Gustave.
— Ma petite sœur est venue me proposer de me réconcilier avec papa. Elle l’a fait par gentillesse, mais aussi parce que ma séparation, quand on saura que j’habite Paris, est de nature à étonner les gens, à faire supposer des choses !… Or, rien ne doit éclabousser l’hermine de M. Tury-Bargès.
— Et qu’est-ce que tu as répondu ? dit Jean.