— Que je voulais faire ma vie tout seul, et que je renonçais même à la succession de mon père. Elle a même eu à ce propos un petit tiquage qui m’a surpris, comme si elle voulait dire que les avantages matériels qui pourraient me venir de mon père n’étaient pas aussi considérables que je le supposais. Je lui ai demandé de s’expliquer. Et il me semble maintenant qu’elle a détourné la conversation.
— Tiens ! dit Gustave, précisément, hier, j’ai entendu quelque chose qui m’a étonné…
— Quoi ? dit vivement Marcel.
… Il est bête, ce Gustave avec son air mystérieux et important. S’il sait quelque chose, qu’il le sorte !
— On m’a dit que les affaires de ton père…
Voilà qu’il s’arrête. Il suspend son effet. Quand il lui arrive par hasard d’être écouté, voyez comme il en profite !
— Les affaires de mon père ? Parle donc ! Qu’est-ce qu’on t’a dit ?
— Il paraît, reprend Gustave intimidé, que ça ne va pas comme il voudrait…
— Et qu’est-ce qui t’a dit ça ? hurle Marcel, comme s’il était prêt à passer Gustave à tabac.
— Attends que je retrouve…