Ce n’est pas mal dit, mais c’est un peu direct. Cela fait sursauter M. Langrevin.

— Florentin !…

— Laisse-le parler, papa. J’attendais ce reproche. C’est entendu, j’ai signé des traites du nom de mon père, ce nom qui se trouvait être le mien. Il a fait honneur à ma signature qui était aussi la sienne. Alors permettez-moi de m’en souvenir aujourd’hui. Il n’est jamais trop tard pour ça. Vous avez rappelé à papa que j’avais vis-à-vis de lui une vieille dette. Il ne me la réclamait pas, mais elle sera portée en compte.

— C’est bien, dit M. Tury-Bargès, c’est bien…

Il n’a pas encore sa phrase de sortie. Mais il la trouvera sur le pas de la porte.

— Je n’ai plus rien à faire ici. Vous êtes responsable de ce qui arrivera.

— J’accepte cette responsabilité.

M. Langrevin est gonflé de satisfaction. Il a assisté à une belle passe, dont le côté un peu théâtral ne l’a pas gêné. Marcel est moins content. Il lui semble qu’il a fait des phrases au contact de Tury-Bargès. C’est effrayant ce que ça s’attrape, l’éloquence !

— J’attends qu’il soit bien parti pour descendre. Je vais à un rendez-vous à mon bureau. Et puis je téléphonerai à Bordeaux.

— Quand est-ce que je te revois ?