— Une jeune demoiselle qui demande à parler à M. Marcel…
— C’est Jacqueline. Faites-la venir… Papa, tu vas voir une charmante petite femme, ma secrétaire.
— Ta secrétaire…
— Ma secrétaire, et voilà tout. Papa, est-ce que tu commencerais à avoir l’esprit mal tourné ?… La voilà. Jacqueline, venez dire bonjour à mon père… Comment la trouves-tu ?
— Mais je ne puis encore me prononcer sur ses mérites… D’aspect, elle est charmante.
— Eh bien, à partir d’aujourd’hui, je t’autorise à l’appeler ma cousine.
— Ma cousine ?
— C’est la fille de Gustave. Mais oui ! On accuse ce pauvre Gustave — je le dis devant sa fille qui a entendu cela assez souvent — on lui reproche de ne pas réussir ce qu’il entreprend. Tu reconnaîtras maintenant que c’est injuste. Jacqueline, vous avez les papiers ?
— Les voici.
— Je vais voir ça. Ce sont les rapports pour la mine du haut ? Tu vois, papa, elle les a terminés elle-même. Je lui avais dicté le premier exposé, et pour l’autre je n’ai fait que lui donner les notes.