Je le rencontrai quelques mois après dans le train de Trouville.

—Eh bien, tu n’as pas ta machine?

—Quelle machine?

—Celle qu’on devait te livrer au printemps...

Il me fit non de la tête, les yeux souriants, l’air entendu...

—Il faut attendre, me dit-il... Ils ne sont pas prêts...

Puis, se penchant à mon oreille, comme pour me révéler un secret d’Etat:

—Si tu as trois jours à toi au mois de septembre, je te ferai signe. Et je t’emmènerai sur les routes de la Loire. Tu verras ce que c’est qu’une automobile...

Son visage prit un air presque grave. Il me dit entre ses dents: L’Amérique...»

Et il ajouta: «Ils vont avoir là-bas des engins extraordinaires. Le premier qui viendra en Europe sera pour moi.»