«N'es-tu pas doña Sabine?
Carabine?...
Dis: veux-tu le paradis
De l'Odéon?—traversée
Insensée!...
On emporte des radis.»—

C'est alors que se dégaine
La rengaine:
—«Vous vous trompez.... Quel émoi!...
Laissez-moi ... je suis honnête....»
«—Pas si bête!
—Pour qui me prends-tu?—Pour moi!...»

«... Prendrais-tu pas quelque chose
Qu'on arrose
Avec n'importe quoi ... du
Jus de perles dans des coupes
D'or?... Tu coupes!...
Mais moi? Mina, me prends-tu?»

—«Pourquoi pas: ça va sans dire!»—
«—O sourire!...
Moi, par dessus le marché!...
Hermosa, tu m'as l'air franche
De la hanche!
Un cuistre en serait fâché!»

—«Mais je me nomme Aloïse....»
«Héloïse!
Veux-tu, pour l'amour de l'art,
—Abeilard avant la lettre—
Me permettre
D'être un peu ton Abeilard?»


«C'est le chant de l'alouette,
Juliette!
Et c'est le chant du dindon....
Je te fais, comme l'aurore
Qui te dore,
Un rond d'or sur l'édredon.»


Rose, rose-d'amour vannée,
Jamais fanée.
Le rouge-fin est ta couleur,
O fausse-fleur!

Feuille où pondent les journalistes
Un fait-divers,
Papier-Joseph, croquis d'artistes:
—Chiffres ou vers—