A grands coups d'avirons de douze pieds, tu rames
En vers ... et contre tout—Hommes, auvergnats, femmes.—
Tu n'as pas vu l'endroit et tu cherches l'envers.
Jeune renard en chasse.... Ils sont trop verts—tes vers.

C'est le vers solitaire.—On le purge.—Ces Dames
Sont le remède. Après tu feras de tes nerfs
Des cordes-à-boyau; quand, guitares sans âmes,
Les vers te reviendront déchantés et soufferts.

Hystérique à rebours, ta Muse est trop superbe,
Petit cochon de lait, qui n'as goûté qu'en herbe,
L'acre saveur du fruit encore défendu.

Plus tard, tu colleras sur papier tes pensées,
Fleurs d'herboriste, mais, autrefois ramassées....
Quand il faisait beau temps au paradis perdu.


Pour Piano et Chant

La dent de ton Erard, râtelier osanore,
Et scie et broie à crû, sous son tic-tac nerveux,
La gamme de tes dents, autre clavier sonore....
Touches qui ne vont pas aux cordes des cheveux!

—Cauchemar de meunier, ta: Rêverie agile!
—Grattage, ton: Premier amour à quatre mains!
O femme transposée en Morceau difficile,
Tes croches sans douleur n'ont pas d'accents humains!

Déchiffre au clavecin cet accord de ma lyre;
Télégraphe à musique, il pourra le traduire:
Cri d'os, dur, sec, qui plaque et casse—Plangorer....

Jamais!—La clef-de-Sol n'est pas la clef de l'âme,
La clef-de-Fa n'est pas la syllabe de Femme,
Et deux demi-soupirs ... ce n'est pas soupirer.