—Monsieur, lui répond la petite Bleue avec un air épanoui, veuillez entrer.»
Hân-wen a bientôt franchi le seuil de la porte; il suit la petite Bleue, qui le conduit dans un vestibule appelé le Pavillon des parfums.
«Veuillez vous asseoir, lui dit-elle, en attendant que j'aille dans l'intérieur avertir ma maîtresse de votre arrivée.
—Mademoiselle, répondit Hân-wen, gardez-vous de déranger votre maîtresse; prenez seulement le parapluie et remettez-le à votre serviteur, qui a hâte de partir.
—Seigneur, répondit la petite Bleue, il faut que je vous dise qu'hier mademoiselle m'a recommandé instamment de l'avertir quand vous viendriez chercher votre parapluie, afin de pouvoir venir elle-même vous remercier.
—Comment pourrais-je souffrir, répondit Hân-wen, que vous dérangiez votre maîtresse à cause de moi?»
Quoiqu'il parlât de la sorte, il restait toujours assis, et brûlait d'impatience de voir bientôt paraître mademoiselle Blanche, s'estimant heureux s'il pouvait l'apercevoir un seul instant.
A peine la petite Bleue est-elle entrée dans l'intérieur de l'hôtel, qu'un vent parfumé vint réjouir Hân-wen. Soudain Blanche sort de la salle, et glisse vers le jeune homme d'un pas leste et gracieux. La petite Bleue marchait après elle.
Dès que Hân-wen l'aperçoit, il se lève avec empressement et lui présente ses hommages.
Blanche, à son tour, le salue en lui souhaitant mille félicités, et le prie de s'asseoir. «Monsieur, lui dit-elle, sans le sentiment d'humanité qui vous a porté à nous prêter votre précieux parapluie, la maîtresse et sa servante n'auraient peut-être pu s'en retourner chez elles.