Le cavalier s'arrêta, reconnut un Allemand démonté, le

crut blessé, descendit de cheval, s'approcha sans soupçonner

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rien, et, comme il se penchait sur l'inconnu, il reçut au

milieu du ventre la longue lame courbée du sabre. Il

s'abattit, sans agonie, secoué seulement par quelques frissons

suprêmes.

Alors le Normand, radieux, d'une joie muette de vieux

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paysan, se releva, et, pour son plaisir, coupa la gorge du