En second lieu, si Veniero ne donne nulle part le nom de son héroïne dans la Puttana errante, «pour ne pas déshonorer le monde,» dit-il, il le donne dans la Zaffetta, en y comparant l’une à l’autre ses deux ennemies:

... Je tiens pour meilleure et plus parfaite

Mon Errante, Elena Ballarina:

Or, si l’Errante vaut mieux que la Zaffa,

Grand Dieu Cupidon, miserere mei!

Enfin, tous les doutes sont levés par la Tariffa delle Puttane, où la Zaffetta et la Ballarina ont chacune leur petit paragraphe et où cette dernière est dite expressément l’héroïne de la Puttana errante. Voici d’abord ce qui concerne la victime du fameux trente et un:

La troisième est justement la Zaffetta; celle-ci,

Pour s’appeler Angela, exige une fois

Vingt écus, une autre trente, si on la veut.

Pourtant elle héberge le mal Français