Dans le chapitre suivant, sont décrites les postures amoureuses, au nombre de vingt-neuf; elles n’ont de particulier que leurs appellations, et encore un certain nombre de celles-ci sont-elles à peu près les nôtres. Le Cheikh avait lu les livres de l’Inde concernant cette partie de la science érotique, car il dit: «Les Hindous ont décrit dans leurs ouvrages un grand nombre de manières, mais la plupart ne donnent pas de jouissance dans leur application; elles exigent plus de peine qu’elles ne procurent de plaisir.» Notons un curieux appendice (n’est-ce pas le cas d’employer le mot?) consacré au bossu. Le Cheikh plaisante agréablement ce disgracié de la Nature:
Il ressemble à un homme qui se baisse pour éviter un coup,
Ou qui, ayant reçu le premier coup,
Se recroqueville en attendant le second...
Le bossu, absorbé dans l’œuvre du coït,
Ressemble à un vase pourvu de deux goulots.
La femme lui dit, lorsqu’il désire l’étreinte:
«Tu ne le peux, ta bosse est un obstacle;
Ce que tu as sur le dos, où le mettrai-je?»
Néanmoins il examine les diverses sortes de congrès possibles entre un bossu et une femme droite, un homme droit et une bossue, et aussi entre bossue et bossu, ce qui doit être tout à fait drôle.