[11] On appelait skaldes dans le Nord des espèces de bardes, des poètes d'occasion, improvisateurs inspirés, qui chantaient aux fêtes et aux festins, célébrant de préférence les faits de guerre auxquels ils avaient eux-mêmes assisté.
[12] Les païens du Nord croyaient que chacun avait son esprit gardien qui le précédait ou le suivait sous la forme d'un animal.
[13] Les Islandais, retirés aux confins du monde, ont eu de tout temps une telle passion pour les récits des navigateurs, que dès qu'un bateau touchait à leur île, la foule se pressait vers les débarquants. On raconte qu'un jour le peuple était réuni à l'alting, en train de discuter une affaire des plus graves; les parties plaidaient avec acharnement l'une contre l'autre, quand tout à coup, au plus fort de la joute oratoire, on annonce que l'évêque Magnussen arrive de Norwège. À l'instant même voilà tout le peuple qui, à l'instar des Athéniens, oublie l'affaire qui l'occupait et court demander au prélat le récit de son voyage.
[14] Nriklagard, comme l'appelaient les gens du Nord. Disons en passant que les empereurs grecs de Constantinople avaient alors une garde du corps exclusivement composée d'Islandais, de Danois et de Norwégiens, qui, sous le nom collectif de Varangiens, les accompagnaient dans toutes leurs expéditions.
[15] Le dieu blanc, le Christ blanc, c'était ainsi que les païens de Scandinavie désignaient ordinairement Jésus-Christ.
[16] Les Islandais nommaient ainsi toutes les contrées sises à l'orient de leur île sur la mer Glaciale, jusqu'à la terre de Garderige (Russie actuelle) y comprise.
[17] C'est-à-dire des nègres.
[18] Pour les Scandinaves, la terre, Mitgard, était entourée par le fleuve Ifing (Océan).
[19] La Baltique, Ost-See (mer de l'Est), comme elle s'appelle encore aujourd'hui.
[20] Province méridionale de la Suède actuelle.