[774] L'hiver de 1424 se prolongea outre mesure, car suivant le témoignage d'un contemporain, le samedi premier avril «il neiga et gela bien fort plus que long temps par avant n'avoit fait» (Arch. nat., X{1a} 1480, fol. 193 vo).

[775] La forteresse archiépiscopale de Gaillon, que les gens du dauphin avaient enlevée le 16 avril 1424, fut réduite par les Anglais le 8 juillet suivant et aussitôt démolie (P. Cochon, Chron. normande, p. 449; Monstrelet, t. IV, p. 186).

[776] Sézanne (Marne, arr. d'Épernay), battue en brèche par le comte de Salisbury depuis le 6 avril, opposa une résistance désespérée et dut être enlevée d'assaut; ses habitants, traités avec une extrême rigueur, périrent misérablement (Arch. nat., X{1a} 4796, fol. 77 vo. Cf. A. Longnon, Les limites de la France et l'étendue de la domination anglaise à l'époque de la mission de Jeanne d'Arc, p. 48).

[777] Géraud de la Pallière, assiégé dès le 15 juin par le comte de Suffolk, capitula le 5 juillet, c'est-à-dire promit de rendre la place le 15 août, s'il n'était secouru à cette date.

[778] Ms. de Paris: à peu.

[779] Jean d'Estouteville, seigneur de Torcy, qui devint plus tard grand maître des arbalétriers de France, n'avait guère que dix-neuf ans au moment de la bataille de Verneuil; malgré son jeune âge, il représentait alors la famille privée de son chef, car son père, Guillaume d'Estouteville, prisonnier des Anglais depuis l'année 1419, se trouvait encore en leur pouvoir le 9 mai 1427, date du sauf-conduit donné à l'un de ses serviteurs qui se rendait en France pour traiter de sa rançon (Rymer, t. IV, partie IV, p. 127).

[780] Ms. de Paris: liesse.

[781] Les mss. de Rome et Paris, au lieu de «temps dura», portent «duraançon», leçon inintelligible.

[782] Ms. de Paris: armes.

[783] Ms. de Paris: cacher.