[883] Le ms. de Rome et les éditions portent «Canville». La forme «Iainville» que donne le ms. de Paris est justifiée par ces paroles de Jean Chartier, relatives à la journée du 12 février 1429: «Et furent iceulx Jean Fastol et autres (chargés d'escorter le convoi de vivres) rencontrés pres d'Yenville en Beauce» (Jean Chartier, Chronique de Charles VII, t. I, p. 62).

[884] Les mss. de Rome et de Paris portent ici «Toumray» ou «Tommiray»; mais il s'agit ici de Rouvray-Saint-Denis (Eure-et-Loir, arr. de Chartres, cant. de Janville), dont l'église était fortifiée et qui tomba au pouvoir du comte de Salisbury lors de la campagne d'août 1428. Le capitaine anglais délivra le 27 septembre 1428 des lettres à Jeanne, veuve de Charlot Boitel, écuyer à Baugency, qui mentionnent la reddition au roi «des retraiz, manans et habitans de l'eglise fort de la parroisse de Rouvray-Saint-Denis en Beauce» (Arch. nat., JJ 174, fol. 108 vo).

[885] Ms. de Paris: VIIIm.

[886] Ms. de Rome: une dance.

[887] Cette proportion est mal établie: il fallait dire XIIII contre III.

[888] Tout le passage, depuis les mots «quant les Arminalx» jusqu'à la phrase qui commence par «Quant les heraulx orent ce dit à nos gens», manque à toutes les éditions; nous le restituons d'après le ms. de Rome; le ms. de Paris nous donne une version incomplète et un peu différente: au lieu de: «noz gens le manderent», il porte: «avoient faict adoncques le mandement».

[889] Charles de Bourbon, comte de Clermont, fils aîné du duc de Bourbon, que les Anglais retenaient captif depuis la bataille d'Azincourt, obtint le duché de Bourbon en 1434 après la mort de son père.

[890] «Aller» manque dans le ms. de Rome.

[891] Trois jours après, le mardi 22 février, eut lieu par ordre du régent une procession générale en l'honneur de la victoire des Harengs, à laquelle avait contribué un contingent parisien (Arch. nat., LL 216, fol. 156).

[892] Frère Richard, prédicateur populaire qui, par l'ascendant de sa parole, exerça une immense influence, venait de se faire entendre à Troyes pendant l'Avent de 1428 et avait excité l'enthousiasme de ses auditeurs. Il obtint le même succès à Paris, mais, devenu suspect au gouvernement anglais, il s'enfuit de la capitale dans la nuit du 30 avril et embrassa avec ardeur la cause française; on sait qu'il fut le confesseur de la Pucelle. Une relation inédite concernant cette héroïne, publiée par M. J. Quicherat (Revue historique, 1877, juillet-août), fournit de curieux détails sur l'entrevue du cordelier Richard et de la Pucelle, qui eut lieu sous les murs de Troyes en 1429. A la suite de l'entretien qu'il eut avec Jeanne d'Arc, «le sainct prudhomme prescha moult grandement au peuple, l'admonestant de faire leur devoir envers le roy»; il est donc certain que ses éloquentes exhortations ne furent point étrangères à la soumission des habitants de Troyes (Cf. Bibl. de l'École des chartes, 1872, p. 95).